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Actualités des musées


Depuis 2013, la Ville de Tulle a impulsé et soutenu différents projets artistiques visant à lier dentelle en poinct de Tulle et création contemporaine. Plusieurs résidences d’artistes ont permis la création d’œuvres uniques renouvelant l’approche de cette dentelle.

Quatre artistes plasticiennes ont réalisé des œuvres dans le cadre de ces résidences :
  • En 2013-2014 : Trois artistes plasticiennes, Marie-Dominique GUIBAL (résidence portée par l’association la Cour des Arts), Cécile MAULINI, Delphine DEWACHTER (résidence portée par l’association Merveilleux Prétexte). Ces différentes résidences s’intégraient dans un projet global associant le musée du Cloître, et intitulé « Fil, du rosel au poinct de Tulle ». Ainsi les œuvres créées ont pu être exposées dans plusieurs lieux de la ville : la Cour des Arts, l’hôtel Lauthonie, le musée du Cloître, l’église St Pierre.
  • En 2015-2016,  Brigitte PAILLET, modiste, a conçu, dans le cadre d’une résidence portée par la Cour des Arts et en collaboration avec les dentelières de l’association Diffusion et Renouveau du poinct de Tulle, une coiffe baptisée « Rose des Sables ». 
C’est dans la continuité de cette dynamique que le musée du Cloître a acquis quatre œuvres pour intégrer ses collections :



Brigille Paillet, Rose des sables, chapeau, 2016
Brigitte Paillet est une modiste atypique puisqu’elle a tout d’abord suivi une formation de sculpteur qu’elle a ensuite complétée par un CAP de mode et chapellerie. En 2011, elle fut lauréate du concours « Un des meilleurs ouvriers de France ». Installée en Corrèze, à St Hilaire-Peyroux, elle collabore régulièrement aux défilés de haute-couture et de prêt à porter (Dior, Sonia Rykiel, Vuitton, Muggler etc...)
En résidence pour l’association la Cour des Arts de septembre 2015 à mai 2016, elle a créé une coiffe  de cérémonie tout en poinct de Tulle et verticalité. La coiffe  fait référence aux coiffures à la Fontanges et aux coiffes limousines (barbichet). Le chapeau reprend la structure des fleurs minérales du désert tunisien, associant sur plusieurs plans des pièces tendues sur armature et de la dentelle souple en drapé comme une voilette. Les motifs donnés par les points ont été choisis pour accompagner la forme du chapeau conçu comme une véritable sculpture. La création a nécessité la collaboration avec quatre dentelières : Raymonde Bassaler, Michelle Madrange, Marthe Nouaille, Sylvie Velghe, pour envisager les possibilités de dessins et de formes à partir de croquis, dessins préparatoires et maquettes. La fabrication du réseau a représenté 162 heures et la réalisation de la broderie 250 heures de travail pour les dentelières. Le montage sur l’armature a été réalisé par Brigitte Paillet.
 
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  • Delphine Dewachter, Bientôt tout sera vert et silence, installation, 2014
 
Delphine Dewachter est une artiste plasticienne qui a coutume d’allier le textile, notamment à travers un travail de broderie, à d’autres pratiques artistiques comme la photographie. Au cours de sa résidence en 2014, elle a suivi l’apprentissage de la technique auprès de dentelières pour proposer des créations intégrant poinct de tulle et interrogeant des notions comme la mémoire, le féminin, la transmission.
Une souche trouvée fortuitement au cours d’une promenade en forêt sert de socle à une dentelle losangique ornée d’un motif décoratif évoquant la féminité, que prolongent telle des racines  des fils terminés par des boules en verre. L’œuvre témoigne des ressources créatrices que Delphine Dewachter tire de la nature pour les intégrer à ses créations. Le verre a été choisi par contraste avec la dentelle et le bois, pour souligner la préciosité et fragilité de  ce savoir-faire.
« Delphine Dewachter a établi un parallèle entre la manière dont elle a ressenti son travail sur le point de tulle et une légende, La Loba, qui raconte l’histoire d’une vieille femme vivant dans un lieu désertique et ayant pour seule préoccupation de ramasser des os jusqu’à la reconstitution d’un squelette auquel elle donne vie sous la forme d’un loup grâce à son chant. En souhaitant proposer de nouvelle pistes porteuses d’un regain de vie à une technique sans cesse menacée de disparition, l’artiste a créé des œuvres résolument contemporaines, empreintes de féminité et d’un fort sentiment de la nature, à partir d’un savoir-faire séculaire et d’interrogations atemporelles » (Texte Marine Laplaud, extrait du catalogue d’exposition « Fil du Rosel au poinct de Tulle », 2014).
 
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  • Cecile Maulini, Pour aller danser, installation, 2014
 
L’installation Pour aller danser est constituée de cinq tables de chevet  formant deux piles, celle de droite (cf. photo) est surmontée d’un cadre rectangulaire dans lequel est tendue une dentelle de fil noir figurant une silhouette de chevalier en armure, cernée de motifs végétaux. Dans la pile de gauche, l’abattant d’une des tables de chevet est ouvert et sert de support à un tirage photographique sous cadre.   
Le lieu choisi pour l’exposition, la cour de l’hôtel Lauthonie, hôtel de la Renaissance, a inspiré Cécile Maulini pour la création de cette pièce. Comme Delphine Dewachter, Cécile Maulini a choisi de s’approprier la technique en faisant l’apprentissage des points auprès des dentelières. Dans cette pièce, elle a réalisé la figure du chevalier en broderie utilisant les points habituels du poinct de Tulle : cordonnet, rosette, respectueux, grossier et point d’esprit
La figure du chevalier est un leitmotiv dans l’œuvre de Cécile Maulini. Le noir est mis au service d’un imaginaire guerrier dont l’aspect est contrebalancé par les motifs végétaux qui l’encadrent. La figure du chevalier est élaborée sur une répartition de pleins et de vides, en faisant alterner des points jouant sur le remplissage de la maille, donnant à la figure un aspect évanescent. La juxtaposition des différents points et l’utilisation de la couleur noire font de la pièce en dentelle une création très originale et novatrice dans l’approche de la technique du poinct de Tulle.
 




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  • Marie-Dominique Guibal, Feuille de figuier n°1, 2014
 
Artiste plasticienne, Marie-Dominique Guibal construit son travail graphique sur le trait, la ligne de contour et la  couleur. Lors de sa résidence, elle a collaboré avec les dentelières à partir d’un dialogue autour de la ligne et du contour. Les lignes de contour des feuilles de figuier constituent le motif récurrent de tout son travail. La pièce est une transposition  en dentelle de son travail graphique sur le papier. Oscillant entre abstraction et figuration, la composition joue sur le vide et le plein, la ligne courbe et des formes géométriques. La pièce a été mise en valeur par un accrochage en suspension éclairé à l’église Saint-Pierre de Tulle en septembre 2014. Cette pièce, filet et broderie, a été réalisée par Arlette Roux dentelière de l’association.
Mairie de Tulle - 10 Rue Félix Vidalin - BP 215 - 19000 Tulle - Tél. 05 55 21 73 00 / Du lundi au jeudi 8h30-12h/13h30-17h30 / Vendredi 8h30-12h/13h30-17h
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